Mon mot sur l'égalité des sexes
Au-delà de tout, je suis entièrement pour un changement de cap en ce qui concerne le rapport homme et femme. Il vient un temps où l’on ne peut plus endurer davantage de voir certaines inégalités prospérer.
Il vient un temps où les femmes ne supporteront plus de se trouver plongées dans les abîmes d’injustice au nom de l’arbitraire culturel.
Pour cela, au-delà des blagues, sur la question, je suis autant exigeant envers les femmes que rigoureux envers les hommes. Car pour se faire respecter, il y a des choses, des attitudes auxquelles les femmes doivent renoncer ou qu'elles doivent adopter. Le respect a un coût. Et je choisis le respect même s'il faut en payer un lourd tribut.
Pour moi, le respect ne se négocie pas. C'est un must. Mais il faut être conséquent. On ne peut vouloir une chose et son contraire à la fois. Et comme le dit Martin Luther King :
« Personne ne peut monter sur votre dos tant que vous vous tenez droits » [1].
Autrement, il est difficile, voire impossible de monter sur un dos droit
Que les femmes se tiennent alors droites ! Naturellement, elles le sont déjà intellectuellement sauf que les pesanteurs sociales empêchent encore bon nombre d’entre elles d’aller loin. Les femmes doivent se tenir droites financièrement (l’autonomie financière) pour ne pas être trop dépendante de l’homme sur ce point. Cela ne les arrange pas.
Tant que les femmes ne vont pas arriver à se tenir droites financièrement parlant, elles seront des proies faciles, car elles seront contraintes à accepter l’inacceptable au point parfois d’être affectées par le syndrome de Stockholm. Si les femmes plient l'échine, les hommes vont toujours monter et même marcher sur leurs dos, voire y labourer après les avoir piétinées. Toute naïveté en la matière est une erreur colossale. Il faut imposer le respect.
Toujours, à la suite du célèbre pasteur King, il faut se rendre à l’évidence qu’il est rare, et même rarissime de voir un groupe social privilégié renoncer à ses privilèges sans y être contraint, et cela, même si ce groupe social voit clairement qu’il est tributaire de privilèges injustes.
Heureusement, il y a des femmes qui prennent conscience des construits sociaux qui les défavorisent. Elles ont ouvert positivement les yeux et veulent que ces injustices sociales (inégalités de genre) soient corrigées. Mais le chemin est encore long car beaucoup ne sont pas prêtes à s'assumer. Le respect a un coût.
Conscient que justice trop tardive est déni de justice, je me fais l’allié des femmes dans cette noble mission. Mais, je dois avouer que le combat est parfois plus dur du côté de la femme que du côté de l'homme. Elles préfèrent parfois la facilité à une vie égalitaire et digne de respect. Il faut commencer avec méthode et persévérance et solliciter la complicité des hommes si possible, du moins, de quelques-uns ouverts et compréhensifs de la situation anormale. Le savoir-faire et la persévérance sont requis, car le construit social est dur comme une carapace de tortue. Aussi, faudrait-il ne pas se tromper de combat :
L'égalité n'est pas l'uniformité !
Évitons ce vilain traquenard ! Et maintenant, le doigt qui écrit, après avoir écrit tourne la page …
Bamidélé Bamitchoré Rogatien
[1] KING LUTHER Martin, 2008, Je fais un rêve, (en anglais, I have a dream), Paris, Nouveaux horizons, p. 251

Chers amies et amis, je vous salue!
RépondreSupprimerJe vous propose ma réflexion sur un sujet:
celui de l'égalité des sexes.Vos commentaires
et apports sont fraternellement les bienvenus.
Bonjour Padre, et merci bien pour votre partage par rapport à l'égalité de genre.
RépondreSupprimerJe suis d'avis en ce qui concerne la responsabilité financière des femmes sur tout de nos jours. Je félicite bien celles qui ont compris qu'il est important d'être financièrement autonomes et qui se battent vraiment pour cela au quotidien, non seulement pour leur propre respect, mais aussi pour venir en aide à leurs conjoints dans la résolution de certains problèmes de la vie. Elles doivent être fières de contribuer dignement à l'épanouissement de la société. Et j'encourage celles qui ne croient pas qu'elles en sont capables, à prendre le courage d'oser. Certes vrai, le combat est rude, mais il reste possible de le gagner pour se faire respecter sur ce plan. Dieu nous y aide.
Merci pour votre précieux apport. Vous avez bien compris l'enjeu de l'autonomie financière des femmes : aider le foyer (le mari et les enfants) et la société et se faire respecter. On est ensemble. Dieu vous bénisse.
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