Ensemble pour un témoignage plus fort et plus crédible!
Ensemble
pour un témoignage plus fort et plus crédible (Cf.Jn17, 21)
Catholiques et Méthodistes:Nous sommes des frères et soeurs d'un même Père
Les Eglises sœurs et voisines catholiques et protestantes méthodistes de Fidjrossè se sont réassemblées à la paroisse catholique Saint François d’Assise le lundi 22 Janvier 2018 pour écouter, méditer la Parole, prier et louer Dieu ensemble comme une seule famille, comme des enfants d’un même Père. Le thème qui a servi de méditation cette année est : « Ta main droite Seigneur, éclatante de puissance. » (Ex 15, 6) Notons de passage que les textes bibliques choisis pour la semaine ont été préparés et proposés au monde entier par les Eglises des Caraïbes qui ont expérimenté douloureusement les chaînes de l’esclavage et par la suite la puissance libératrice de la Parole de Dieu.
Partant des lectures
faites (Dt1, 19-35 ; Ps145, 9-20 ; Jn1, 9-11 et Lc18, 35-43) et du
thème principal, le Pasteur Jean-François Hounkpatin a donné un enseignement
lumineux aux fidèles des deux Eglises, aux pasteurs et prêtres présents. Il a
fait ressortir la pointe de sa prédication de la supplication persévérante et insistante de l’aveugle de
Jéricho : « - Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! -Que
veux-tu que je fasse pour toi ? –Seigneur, dit-il, que je recouvre la
vue !» (Cf. Lc18, 38.41-42). C’est aussi, a-t-il signifié, la nature et la
marque de la prière des Eglises quand elles se rassemblent pour fraterniser et
faire communion dans cette semaine dédiée à la prière pour l’unité voulue de
Dieu.
Que les Eglises et les
chrétiens acceptent leur part de cécité et fasse appel au Seigneur pour mieux
découvrir et comprendre l’essentiel : la charité, la communion, l’estime et
le respect mutuels. Seigneur, fais que nous voyions avec la lumière de ton
regard. Notons que cette séance de prière a été animée à la fois par les
chorales protestantes et catholiques. A la fin, le rendez-vous a été pris cette
fois-ci, à l’Eglise protestante méthodiste.
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| Prêtres et Pasteurs pendant le culte oecuménique |
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| Assemblée oecuménique priante |
Le jeudi 25 janvier,
prêtres et pasteur, fidèles catholiques et protestants ont répondu massivement
à l’invitation. Ici, prières, louanges et écoute de la Parole de Dieu ont
alterné. Nous avons été abreuvés par une riche méditation du Père Raoul
Sohouénou, Combonien. Is11, 12-13 ; Ps 106, 1-14.43-48 ; Ep 2, 13-19
et Jn 17, 1-13 sont les extraits bibliques qui ont servi à ce partage. L’évangile
du jour est la prière de Jésus au Père pour l’unité des chrétiens à la veille
de sa mort. Il y parle de sa glorification. Jésus prie pour nous et nous à sa
suite, nous prions pour nous-mêmes pour la même cause. Prier et louer Dieu ensemble
dans une communion sincère est un signe
éloquent de notre appartenance au seul Maître, Jésus Christ. C’est un signe que
l’unité se bâtit dans la diversité mais une diversité dans la considération
(respect et estime) mutuelle et la collaboration. C’est un signe de témoignage
expressif.
Pour le prédicateur, en
effet, la réticence et la résistance des hommes à répondre convenablement à
l’appel de Dieu à cause de leurs égoïsmes sont des obstacles à la manifestation
de la gloire de Dieu. Jésus a déjà abattu les murs de séparation par son sang
versé (Cf. Ep2, 13-14). Mais les hommes de par leurs caprices, de par leur
orgueil tentent de relever, au cours des siècles et jusqu’à nos jours, ces murs
qui n’avancent aucunement la cause humaine. D’où l’exigence de la conversion
des cœurs toujours renouvelée et ce, de façon permanente. Certes, seul, on peut
aller vite ; mais ensemble, on va plus loin. Nous avons achevé cette
rencontre fraternelle et priante par un mini concert des chorales catholiques
et méthodiste. Un beau spectacle ! Ah, comme il est bon pour des frères et
sœurs de prier, de louer Dieu et de vivre ensemble !
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| Chorale des enfants catholiques en prestation |
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| Chorale Sainte Agnès(Catholique) en concert |
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| Chorale Méthodiste en concert |
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| L'assemblée mixte suivant le concert |
L’union fait la force’’ est une expression courante qui caractérise toutes les cultures. Par expérience, en effet, les humains ont compris que la division fragmente et affaiblit les énergies quels que soient les talents et la volonté des éléments pris individuellement. Dieu qui nous a créés nous veut ensemble en insérant dans nos relations une dialectique de besoin de complémentarité. Cette volonté divine de l’unité avec Lui et entre nous a été manifeste dès la création. Elle a été aussi exprimée par les diverses alliances que le Créateur a conclues avec son peuple dans l’histoire du salut et par ses interventions multiples à travers les prophètes pour rappeler les uns et les autres à l’ordre quand ils s’égarent dans leurs divisions. Bien plus, le Christ recommande et prie pour cette unité des siens pour un témoignage efficace à la face du monde. Ce qui n’a pas toujours été le cas à cause de nos limites humaines, à cause de notre état de pécheurs, à cause de nos manques de discernement de part et d’autre.
Pour revenir à l’injonction évangélique et grâce aux appels du Concile Vatican II, des initiatives ont été prises pour manifester plus d’ouverture à nos frères et sœurs chrétiens non catholiques en privilégiant ce qui nous unit. C’est dans ce sens que depuis quelques années, une semaine entière (du 18 au 25 Janvier) a été choisie pour prier pour l’unité des chrétiens du monde entier.
La chorale Méthodiste en louange
Terminons
notre mot par cette note rebondissante qui peut nous faire réfléchir. Dans son
film La femme du boulanger, Marcel
Pagnol a inséré ce dialogue :- - Celui-là, je ne lui parle pas.
- - Et pourquoi tu ne lui parles pas ?
- - Mon père ne parlait pas à son père. Mon grand-père ne parlait pas à son grand-père. Et même avant, dans ma famille, on ne parlait pas à sa famille. On ne sait pas tellement pourquoi, mais il devrait avoir des raisons très graves…
Voilà bien le drame
tragique et absurde des haines de familles ; celui plus pitoyable encore
des dissensions provoquant des scissions des communautés chrétiennes par la
faute parfois des hommes de l’un et l’autre bord au nom de la foi et qui
devient un héritage que les générations suivantes reçoivent sans comprendre
grand-chose sinon qu’il faut garder distance aux gens de telle ou telle autre
communauté. (Cf. Rey-Mermet dans Croire,
vivre la foi avec le concile Vatican II). Viens à notre secours, Seigneur,
dans notre recherche d’unité en nous aidant à recouvrer la vue.
Rogatien Bamidélé Bamitchoré
K. SVD, apprenti-étudiant à l’ISMA, Cotonou






Merci de visiter cette page.Dieu vous bénisse !
RépondreSupprimerMerci pour la pastorale en ligne.👌
RépondreSupprimerJe vous en prie. Ensemble, on est plus fort! Dieu vous bénisse.
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